Carte postale début 20ème siècle et oeufs décorés en 2015

Patrimoine de Jaligny et des alentours                

LIVRE : HISTOIRE ET PATRIMOINE DE JALIGNY ET SES ALENTOURS

Un livre de 138 pages au format A4, richement illustré et documenté par Michel Valette. L'association des Amis du Patrimoine de Jaligny et de ses alentours vous le propose au prix de 25 euros.

BULLETIN DE COMMANDE A TELECHARGER 

Sous la neige, Jaligny semble suspendu hors du temps.

 

 Le château et l’église imposent leurs silhouettes verticales dans le ciel gris.
 Les tours aux toits coniques et la flèche du clocher dessinent un paysage graphique.
 La neige accentue les formes et transforme les pentes en triangles blancs parfaits.
 La pierre ancienne et les murs crépis contrastent avec la blancheur immaculée.
 Le givre souligne la rugosité des murs et la solidité des volumes.
 Les détails architecturaux retiennent la neige et révèlent la structure des bâtiments.
 Galeries, ferronneries et vieux puits gagnent une délicatesse nouvelle.
 Les rues étroites et les murs d’enceinte créent une intimité protectrice.
 La neige étouffe les sons et plonge le village dans un silence profond.
 Les arbres dénudés tracent leurs lignes sombres sur le ciel uniforme.
 Leurs branches enneigées dialoguent avec les murs de pierre.
 Près de l’eau, la blancheur des berges contraste avec la surface sombre et lisse.
 Les chemins disparaissent sous le manteau blanc.
 Seules quelques traces rappellent une présence humaine discrète.
 Les objets du quotidien deviennent des sculptures éphémères.
 Bancs, pontons et puits se figent dans une immobilité parfaite.
 Les toits du village se fondent dans l’horizon hivernal.
 L’ensemble forme un paysage unifié, calme et épuré.
 Jaligny devient alors une sphère de neige posée dans le silence.

Poème blanc

 

Il neige derrière mes rideaux
où les ajours en dentelles
tamisent une pluie de flocons

la neige écrit en pointillé
son poème blanc
qui glisse dans cette transparence

où chaque note de silence
tire le fil de lumière
de la broderie de l’infini.

 

Françoise Urban-Menninger, 2025

LA FONTAINE DANS L’AVEU ET DENOMBREMENT DE 1726

     L'aveu et dénombrement de 1726 recense tous les droits que peut percevoir le château de Jaligny sur les propriétés en dépendant. La « fontaine » de Jaligny est citée 5 fois comme lieu de référence pour situer les biens dont il s’agit.

Texte 1
« Une maison avancement et pillier dicelle assise en la ville de Jalligny joignant la grande rue allant de la place a la fontaine de midy, et la place de ladite ville de nuit. »
Commentaire : on peut penser qu’il d’une maison dont l’étage avance sur la rue, soutenu par un pilier. La place n’est pas située mais il ne pourrait s’agir que de la place du marché, située entre la muraille et le cœur de l’église.

 

Texte 2
« Sur un petit jardin d’un quart de coupée assis en ladite ville joignant la maison des hoirs lefevre dorient, le chemin de la fontaine a la tour carrée de midi. »
Commentaire : un quart de coupée correspond à 180 m2. La tour carrée est desservie par un chemin qui vient de la fontaine.

 

Texte 3
« Item est deub a la dame denombrante audit nom par Jean Bonin seize deniers forte monnaye et trois coupes d’avoine de cens suivant la reconnoissance de Jeanne Le Barbay veuve de abraham du fort du deux juillet 1688 audit terrier fol. 26 verso sur une maison assise audit lieu joignant l’écurie du sieur Josse dorient, la rue de la fontaine a la tour carrée de midy. »
Commentaire : Ce droit est justifié par un terrier de 1688. On constate qu’il y a une écurie dans le bourg. La rue de la fontaine est citée, ce qui signifie qu’elle existait en 1688.

 

Texte 4
« Plus quatre deniers tournois de cens suivant ladite reconnaissance sur une maison assise en ladite ville joignant a la rue du portail de besbre à la fontaine de bise et a autre maison de ladite michelet d’orient. »
Commentaire : on peut se demander le sens de « Portail de Besbre ». Mais comme le tracé semble direct entre la fontaine et le « portail », il doit s’agir de l’ancienne porte fortifiée de Jalligny.

 

Texte 5
« Plus une coupe de froment meme mesure de cens sur une maison assise en ladite ville joignant le chemin venant de la fontaine a la place publique dorient et la maison des héritiers Beraud de bise. »
Commentaire : Une coupe de froment (ou blé boulanger) vaut environ 13 litres. Sa capacité exacte dépend si l’on parle de la mesure de Jalligny ou de Chaveroche. A l’époque parle d’occident, d’orient, de midy, de bise(ou de nuit).


Ces textes parlent du cens dû au château, sorte d’impôt foncier payé par les propriétaire.

LA RENOVATION DE LA FONTAINE DU BOURG

    Vous connaissez probablement notre Fontaine. Elle s'est beaucoup dégradée au cours des derniers mois et elle est très mal en point.

La politique patrimoniale de la commune de JALIGNY rejoint nos aspirations à voir entretenu le bâti ou le patrimoine vernaculaire. Rappelons notre investissement pour l’aménagement de la Place du monument aux morts inachevée depuis un siècle.

Le conseil municipal a accepté de s’engager dans la restauration la Fontaine (puits). Pour rappel, en son état actuel, elle date de la seconde moitié du 19ème siècle.

Depuis des temps immémoriaux, elle a alimenté la population de la ville close. Sa dernière restauration remonte aux années 1920 car, à la suite d’une sécheresse prolongée, la source semblait tarie. L’eau venait par « filtration » d’une citerne située sous une maison voisine. Le conseil municipal décida de « faire toutes les réparations utiles et notamment de diriger le tuyau d’aspiration sur la citerne située sous la maison des héritiers Boudeville. »

L’ensemble de l’édifice actuel est en grès rouge, surmonté d’un bâti métallique avec un levier à bascule. Tombé en désuétude, il est devenu « un site mémorial » d’un mode de vie ancien. 

La commune a déposé une demande de subvention "dotation d’équipement aux territoires ruraux a été sollicitée". Elle pourrait être à hauteur de 45 % de la dépense HT qui s'élève aujourd’hui à plus de 13 500 €. La Communauté de Communes pourrait abonder le financement à hauteur de 1500 € maximum.

Afin de soulager les finances municipales, la Fondation du Patrimoine a été sollicitée. Le club des Mécènes de cette fondation a alloué une somme de 3000 € pour faciliter la rénovation et notre association, les Amis du Patrimoine de JALIGNY suite à l'assemblée générale du 5 novembre 2022 a décidé de faire un don de 500 €.

 

Travaux de la fontaine, rue du centre

Pierre et Romane de l'entreprise "Pierres et Chaux" de Bressolles ont terminé la reconstruction de la fontaine. Ils ont remplacé la pierre de Liernolles par du grès des Vosges, de teinte semblable et surtout beaucoup plus résistant. Il ont respecté le plan "à l'identique". Le partie métallique supérieure sera posée ultérieurement. La dernière photo de la galerie montre montre le très mauvais état de la fontaine d'origine.

LE CHOLÉRA A JALIGNY

    L ’épidémie de choléra qui frappe la France à partir de 1832 n’épargne pas les campagnes du Bourbonnais, même si son impact y est moins spectaculaire que dans les grandes villes.
    Le tableau des décès observés à Jaligny-sur-Besbre entre 1832 et 1841 permet d’en mesurer concrètement les effets.
En 1832, année de l’arrivée du choléra en France, le nombre de décès reste relativement limité (10 décès). Cette faible mortalité s’explique par le caractère rural de Jaligny : la population est dispersée, les contacts sont moins nombreux et la maladie met plus de temps à s’installer que dans les centres urbains. Toutefois, la présence du choléra est bien réelle.
   Les années suivantes montrent une augmentation progressive des décès, avec un net pic en 1833 (19 décès) et surtout en 1834 (24 décès). Ce décalage est typique des campagnes bourbonnaises : le choléra ne frappe pas brutalement, mais s’installe durablement, revenant par vagues successives. Les conditions sanitaires restent précaires : l’eau provient souvent de puits ou de rivières, les notions d’hygiène sont limitées, et l’origine de la maladie demeure incomprise.
   À partir de 1835, le nombre de décès diminue (13 en 1835, 11 en 1836), signe d’un reflux de l’épidémie. Cependant, la mortalité ne retrouve pas immédiatement un niveau bas. Les années 1837 à 1841 montrent une alternance de rémissions et de reprises, avec plusieurs années élevées (22 décès en 1839 et 1841). Ces chiffres traduisent les conséquences durables de la crise sanitaire : populations affaiblies, maladies intestinales persistantes, retours ponctuels du choléra ou de maladies apparentées.
   Ainsi, à Jaligny comme dans l’ensemble de la campagne bourbonnaise, le choléra ne se manifeste pas par une hécatombe soudaine, mais par une surmortalité étalée dans le temps. Le tableau illustre une réalité rurale : une épidémie silencieuse, progressive, profondément déstabilisante pour les communautés, et dont les effets se font sentir bien au-delà de la seule année 1832.

DEMOGRAPHIE A JALIGNY AU 19ème siècle

   L'analyse des données démographiques de Jaligny au milieu du XIXe siècle révèle une commune en pleine mutation, caractérisée par une croissance démographique robuste malgré une mortalité juvénile préoccupante.
   Une croissance démographique soutenue Entre 1836 et 1866, la population de Jaligny a connu une progression remarquable, passant de 627 à 950 habitants. Cette augmentation de 323 habitants représente une hausse de près de 50 % en l'espace de trente ans. Cette dynamique s'explique en partie par un taux de natalité élevé, enregistré à 40 pour mille habitants (252 naissances entre 1833 et 1843).
Les défis de la mortalité Cependant, cette croissance doit composer avec une réalité sanitaire fragile :
·    Mortalité globale : Entre 1854 et 1863, la commune a enregistré 174 décès, soit une moyenne de 17 par an, pour un taux de mortalité moyen de 19 pour 1000 habitants.
·    Le poids de la mortalité juvénile : Le point le plus saillant des sources est que presque la moitié de la mortalité (44 %) concerne les jeunes de moins de 20 ans. Sur les 174 décès de la décennie, 77 étaient des jeunes, avec une moyenne de 8 décès par an pour cette tranche d'âge.
·    Fluctuations annuelles : Les chiffres montrent des variations importantes, notamment une année noire en 1859 avec 34 décès, soit le double de la moyenne annuelle, dont 13 concernaient des jeunes de moins de 20 ans. À l'inverse, des années comme 1857 ou 1862 ont été plus clémentes avec seulement 10 décès enregistrés.
   En résumé, si Jaligny parvient à accroître sa population de manière spectaculaire, elle reste soumise à une forte pression biologique où la survie de la jeunesse constitue le principal défi de l'époque.

AVEU ET DENOMBREMENT que donne au roy par devant vous monsieur le lieutenant general et officiers de sa majesté en sa province de Bourbonnais, dame françoise de quatrebarbes de la rongere baronne de saint denis du maine et dame du coudraz et autres lieux, veuve de puissant seigneur et messire éléodor clément guillaud de la Motte chevalier baron de Jalligny, Boucé, Treteaux, Sorbier et autres lieux et places, brigadier des armées du roy et son lieutenant en cette province de Bourbonnais, colonel du régiment de la motte, au nom et comme tutrice de Messire Henry léon Guillaud de la Motte chevalier lieutenant du roy de cette province capitaine du chateau royal de moulins capitaine dans le régiment de provence infanterie seigneur baron de Jalligny leur fils, des choses quelle possede noblement audit nom en fief foy et hommage de sa majesté à cause de la baronnie de Jalligny , chatellenie de treteaux, seigneurie de sorbier, de vécé, laras, et autres fiefs joints et annexés à laditte baronnie de Jalligny appartenant audit sieur de la Motte son fils, suivant le testament olographe dudit defunt seigneur de la Motte du vingt mai mil sept cens sept desquels fiefs baronnie et seigneurie laditte dame de la motte audit nom a fait foy et hommage à la chambre du domaine de cette province le dix sept décembre mil sept cent seize, relative a celle faite pour laditte baronnie de jalligny par dame antoinette damboise comtesse de varax baronne de jalligny dame de Barbezieux veuve de puissant seigneur messire antoine de la Rochefoucault chevalier de lerdre gouverneur de Paris et isle de france le vingt et un septembre mil cinq cent quarante.

UN DOCUMENT EXCEPTIONNEL

    Ce document, dont l'introduction originale et sa transcription sont ci-dessus, est exceptionnel car il est unique étant donné que le château de Jaligny ne possède aucune archive ancienne. Il est exceptionnel également car il est consultable et téléchargeable en ligne dans un lieu surprenant : les archives numériques du Québec à Montréal.  Pour voir le document, il suffit de cliquer sur le lien ci-contre.

COMMENTAIRE

     Ce document est rédigé en 1726, au château de Jaligny, par les notaires, en présence de deux témoins et il en a été fait 3 exemplaires. Il s'agit d'un long document de 100 pages avec table des matières à la fin, qui fait l'inventaire de toutes les propriétés et droits du baron de Jaligny. Cet inventaire s'appelle "un dénombrement". On parle aussi "d'aveu" car ce mot fait référence à la cérémonie de "foy et hommage" que tout seigneur doit faire en l'honneur de son suzerain, le roi Louis XV en 1726. Dame Françoise de Quatrebarbes est veuve du baron de Jaligny, messire Eléodor Clément Guillaud de la Motte. Elle fait réaliser l'inventaire de ses biens et droits au nom de son fils Henry Léon Guillaud de la Motte, héritier d'après le testament olographe de son père et dont elle est la tutrice.

 

Un autre site peut aussi être consulté pour avoir une présentation globale de l'histoire de Jaligny : l'article de Wijipédia à propos de Jaligny. La partie historique est précise, fiable car bien documentée. Voici le lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jaligny-sur-Besbre

Le Syndicat des Bûcherons de Thionne

Voici l'introduction et la conclusion de l'étude publiée par Gilles Tournu dans les Cahiers du Bourbonnais et qui traite de la vie des bûcherons au début du XXème siècle.

 

   "Entre 1850 et 1906, la commune de Thionne comptait 900 habitants. Une partie très importante de la population, jeune, courageuse et surtout exploitée, travaillait dans les bois en période hivernale. La commune compte encore actuellement plus de 700 hectares de bois. Il faut savoir, qu'à cette époque, le bois était le principal moyen de chauffage, et la principale matière première entrant dans de nombreuses fabrications.

(...)

   En 1922, la commune a déjà perdu 200 habitants depuis la formation du syndicat. Le bois a perdu de son importance dans l'économie nationale, remplacé par d'autres sources d'énergie ou de chauffage. Les jeunes quittent la commune pour des emplois plus rémunérateurs et moins pénibles dans l'industrie et les services en plein essor.

 

Place Françoise Giroud à Montcombroux Vieux Bourg

Françoise Giroud, née Léa France Gourdji (1916-2003), journaliste, écrivaine et femme politique.
Dès 1935, elle devient la première femme scripte du cinéma français, elle prend alors le pseudonyme de Giroud qui est presque l’anagramme de Gourdji. Née de confession juive, elle fuit Paris au cours de l’exode de 1940 pour se rendre chez sa sœur à Clermont-Ferrand.
Françoise Giroud est baptisée (avec sa mère) le 23 avril 1942 à l’église de Montcombroux-Vieux-Bourg, par le curé Bardet qui antidate leurs certificats à 1917.
Se déclarant catholique, elle obtient alors un certificat de travail. Agent de liaison dans la Résistance, elle est arrêtée par la Gestapo sur dénonciation et est incarcérée à Fresnes de mars à juin 1944. 
En 1953, avec son compagnon Jean-Jacques Servan Schreiber, elle fonde le magazine « L’Express ». Elle est nommée secrétaire d’Etat à la condition féminine par Giscard d’Estaing en 1974, puis secrétaire d’Etat à la culture en 1976. 
En 1979, avec un groupe de médecins, journalistes et écrivains français, elle fonde l’association « Action Contre la Faim ». 
A sa sortie du gouvernement elle retourne à son métier de journaliste et écrivain.

Photo et texte publiés sur le compte Facebook des "Amis du patrimoine de Jaligny".

Le thème de Pâques dans la poésie française

 "Pâques" – Marie Noël

 

    C’est Pâques, tout renaît, la branche et la colombe,
    L’herbe pousse à nouveau sur le bord du chemin,
    Une étoile descend, le silence succombe :
    Le monde est jeune encore au creux de ce matin.

    Un souffle court le long des âmes engourdies,
    La pierre du tombeau s’ouvre sur l’infini…

"Jour de Pâques" – Théophile Gautier

 

    Le ciel est pur, la terre est fraîche,
    Les cloches sonnent dans les airs,
    Le vent joyeux chasse les brumes,
    Et le printemps rit aux prés verts.

    La croix s'efface dans la gloire,
    Le tombeau cède à la clarté.
    Ô jour vainqueur de la nuit noire,
    Chante la vie, la vérité !

"Les cloches de Pâques" – Maurice Carême

 

    Les cloches, ce matin,
    Ont chanté dans les cieux,
    Et des œufs par centaines
    Ont poussé dans les lieux !

    Sous les buissons fleuris,
    Dans l’herbe encore mouillée,
    L’enfant court et sourit,
    La joie est réveillée !

 "Résurrection" – Paul Claudel

 

    Il est ressuscité !
    Il a percé la nuit comme une aurore,
    Il a brisé la pierre, il a franchi la mort,
    Il est sorti du tombeau, libre et fort.

    Le monde est lavé, la vie peut recommencer.
    L’homme a trouvé sa lumière, son destin éclairé.

Jean de Lingendes (poète) , Claude de Lingendes (prédicateur jésuite), Jean de Lingendes (aumônier de Louis XIII), 3 cousins et 3 personnalités du 17ème siècle, tous issus d’un ancêtre commun vivant au bourg de Chavroches, Guillaume de Lingendes, au milieu du 15ème siècle.

                Chanson  de Jean de Lingendes


  Si c’est un crime que l’aimer

L’on n’en doit justement blâmer

Que les beautés qui sont en elle,    

    La faute en est aux dieux       

Qui la firent si belle :  

      Mais non pas à mes yeux.

 

  Car elle rend par sa beauté

Les regards, et la liberté

Incomparables devant elle.    

    La faute en est aux dieux      

  Qui la firent si belle :  

    Mais non pas à mes yeux.

 

  Je suis coupable seulement

D’avoir beaucoup de jugement

Ayant beaucoup d’amour pour elle.  

      La faute en est aux dieux    

    Qui la firent si belle : 

      Mais non pas à mes yeux.  

 

Qu’on accuse donc leur pouvoir,

Je ne puis vivre sans la voir,

Ni la voir sans mourir pour elle.    

      La faute en est aux dieux       

  Qui la firent si belle :        

  Mais non pas à mes yeux. 

Jean de Lingendes (né vers 1580 et mort vers 16151) est un poète français. IL appartient à une famille noble importante de la région de Moulins.  Il fut secrétaire du duc de Mayenne. À Paris, Jean de Lingendes fréquente l'hôtel de Rambouillet, haut lieu de la vie littéraire et intellectuelle du XVIIe siècle, où la marquise de Rambouillet tenait salon. 
Il s'illustre dans la poésie lyrique. Il est l'auteur d'un poème composé de cinq chants et près de trois mille vers divisés en sixains, Les Changements de la bergère Iris. Dans les Stances, Lingendes se situe dans l'héritage des élégiaques latins.
Le nom de Lingendes est cité dans Les Caractères de Jean de La Bruyère, présenté comme le contraire d'un sot : « elle va d'égal avec les grandes âmes, avec celles qui font les bonnes têtes, ou les hommes d'esprit. L'âme d'Alain ne se démêle plus d'avec celle du Grand Condé, de Richelieu, de Pascal et de Lingendes ». 

Le poète Jean de Lingendes appartient à la 6ème génération qui descend de Guillaume de Lingendes, propriétaire de la Barre à Chavroches. Son père était avocat à Moulins mais sa mère et sa sœur venait souvent à Chavroches. Leur métairie de la Barre fut la demeure de sa mère quand elle fut veuve à partir de 1614. Cette métairie de la Barre passa ensuite à Catherine de Lingendes, la fille du poète, et resta ainsi dans la famille de Lingendes jusqu’à la moitié du 18ème siècle.
Jean de Lingendes, le poète, eut deux cousins célèbres au 17ème siècle. D’abord Claude de Lingendes, prédicateur jésuite dont les sermons étaient réputés, et un autre Jean de Lingendes, évêque de Maçon, aumônier de Louis XIII qui prononça son oraison funèbre en 1643 à Saint Denis.

Auguste Sauroy, un peintre-décorateur
emblématique de la Belle Epoque, à Jaligny.

Les acteurs du comité des fêtes de Jaligny les samedi 9 et dimanche 10 février 1935. Le spectacle s'appelait "Le cirque Touquendèche"

Auguste Sauroy (Tours 1864 - Trévoux 1946), peintre-décorateur, est arrivé à Moulins, venant de Tours, en 1889 où il retournera une quinzaine d’années plus tard. Il exerce aussitôt son talent à Moulins dans la maison Mantin, au Grand café et au théâtre municipal, à Vichy à l’hôtel des Sources, etc. Auguste Sauroy ne se contente pas d’exceller dans son domaine favori, il est  aussi musicien, écrivain, conférencier. C’est ainsi qu’il s’implique dans la réalisation de revues et de cavalcades qui, toutes, remportent un beau succès populaire. 

 

Il faut ajouter une page aux œuvres de cet artiste « touche-à-tout ». La commune de Jaligny inaugure, en 1933, un ensemble architectural regroupant une salle des fêtes, une nouvelle mairie et le bureau de poste selon les plans de l’architecte Génermont. On ignore comment, et par quelles relations, Auguste Sauroy est venu à Jaligny. Un comité des fêtes dynamique existe pour profiter de la nouvelle salle dont Auguste Sauroy réalise le rideau de scène.

 

Il compose le spectacle des 28-29 janvier 1933 « JALIGNY-REVUE » et écrit les paroles de la chanson d’entr’acte que le public peut chanter sur un air connu à l’époque : »Les Fraises et les Framboises »

En 1935, il met en scène la pièce « Le cirque Touquendèche » qui est jouée le 9 et 10 février.

 

Cliquer sur le bouton joint pour lire la présentation complète

 

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